L'infection post-partum — communément appelée fièvre puerpérale — est l'une des complications pouvant survenir après l'accouchement. Savoir quels sont les signes à surveiller et quand agir peut faire toute la différence. Voici ce que toute nouvelle maman devrait savoir avant l'arrivée de son bébé.
Fièvre après l'accouchement : les causes ne sont pas toujours les mêmes
La fièvre pendant la période post-partum peut avoir plusieurs causes. L'une des plus courantes est la mastite, une inflammation du tissu mammaire provoquée par une stagnation du lait lorsque le bébé ne vide pas complètement le sein. Elle entraîne des douleurs, une sensation de chaleur, un gonflement et une élévation de la température. Des compresses froides, des tétées fréquentes dans différentes positions et de l'ibuprofène soulagent généralement ces symptômes. Si les symptômes ne s'améliorent pas au bout d'un jour ou deux, consultez un médecin.
Une cause plus grave est l'infection puerpérale : les plaies post-partum sont colonisées par des bactéries, ce qui entraîne une infection de l'utérus et des tissus environnants.
Qu'est-ce que la fièvre puerpérale ?
La fièvre puerpérale est une infection des plaies post-partum — au niveau du vagin, du périnée ou de l'incision de la césarienne — et de la muqueuse utérine. Dans les cas les plus graves, elle peut se propager aux voies urinaires ou devenir une infection systémique touchant l'ensemble de l'organisme. Les complications peuvent inclure une inflammation du parémètre, une salpingite ou, dans les cas graves, une péritonite pelvienne. Avec l'hémorragie post-partum tardive, la thrombose et la constipation fécale, elle fait partie des quatre complications post-partum les plus courantes.
Causes
La fièvre puerpérale est le plus souvent causée par des bactéries aérobies — notamment E. coli, les streptocoques et le Staphylococcus aureus — et, plus rarement, par des souches anaérobies. Elle résulte généralement de l'action conjointe de plusieurs souches bactériennes. La colonisation bactérienne des voies génitales n'entraîne pas toujours une
infection ; le système immunitaire parvient généralement à la contrer. Cependant, certains facteurs de risque augmentent considérablement ce risque :
- Déchirures périnéales, plaies d'épisiotomie ou incisions césariennes
- Perte de sang importante affaiblissant le système immunitaire
- Interventions obstétricales pendant l'accouchement
- Bactéries transmises par le personnel médical
Symptômes
L'infection puerpérale se manifeste par divers symptômes qui apparaissent souvent simultanément :
- Pertes vaginales accompagnées d'une odeur désagréable et dont la consistance change à mesure que l'infection progresse
- Fièvre élevée, dépassant souvent 39 °C
- Problèmes de contraction utérine, pouvant entraîner une hémorragie
- Gonflement, douleur et rougeur autour de la plaie
- Douleur abdominale aiguë au toucher, pouvant s'accompagner de nausées, de vomissements, d'une accélération du rythme cardiaque et d'une respiration superficielle
Si elle n'est pas traitée, l'infection puerpérale peut évoluer vers un choc hypovolémique et mettre la vie en danger.
Traitement
Une infection puerpérale nécessite une hospitalisation immédiate — un traitement en ambulatoire n'est pas indiqué. Le traitement standard repose sur des antibiotiques à large spectre, en s'appuyant si possible sur un antibiogramme, car plusieurs souches bactériennes sont généralement en cause. Un traitement antidouleur est également prescrit en complément de l'antibiothérapie. Plus le traitement est mis en place tôt, plus le risque de voir l'infection devenir systémique est faible.
⚠️ Si vous développez de la fièvre pendant la période post-partum accompagnée de l'un des symptômes ci-dessus, contactez votre médecin ou rendez-vous immédiatement à l'hôpital. N'attendez pas.
















































































































































































































